La nuit ne m'a pas apporté de repos.
Seul ma peine m'accompagne, puisque toi,
Qui a su m'élevé vers les cieux,
Tu m'a pris mes espoirs.
Ces ailes qui me portaient au-delà des rêves entendus
Sont aujourd'hui un fardeau que je peine à porter seul.
Je ne suis plus ange, je ne suis que déchéance.
Le jour se lève et sa lueur me brûle,
Mes ailes se teintent de nuit.
Elles ne sont plus que souffrance,
Deux grandes pages de souvenirs.
Témoignage de mes illusions,
Berceau de ma mélancolie,
Elles doivent disparaître...
Mais, le jour se lève, et l'astre se dresse dans les cieux,
Tout comme ces deux masses inertes.
J'ai voulu les faire disparaître,
Mais ton fantôme m'étreint...
Il m'étreint de cette douceur qu'aucune douleur ne peut abattre.
Il m'étreint de cette tendresse dont je ne puis me débattre.
Il m'étreint de cette chaleur que ta présence m'offrait.
Il m'étreint de cette absence que tu as laissé.
Alors, le jour se lève,
Et ton fantôme ne retient pas les larmes que céde mon coeur.
Le jour se lève, mais en mon âme, la nuit persiste.
Le jour se lève, mais je ne peux en faire autant.
Le jour se lève, mais je plois sous mes ailes.
Le jour se lève sans moi.
Le jour ne se lève plus
Pour un ange déchu.




